Pour les retraités et les vacanciers qui prévoient de partir à l'étranger, la Carte Européenne d'Assurance Maladie (CEAM) est un outil essentiel à ne pas négliger. En effet, bien que la CEAM offre une couverture pour les soins médicaux urgents dans les pays de l’Union Européenne, ainsi qu’en Suisse, Norvège, Islande et Liechtenstein, il est crucial que ces personnes maintiennent leur affiliation à la Sécurité sociale afin de bénéficier de cette protection lorsqu'elles voyagent.
Les retraités qui voyagent à l’étranger peuvent bénéficier de la CEAM tant qu'ils sont bien affiliés à la Sécurité sociale et à jour de leurs cotisations. Cette carte leur permet de recevoir des soins médicaux urgents dans les pays de l'UE, comme une consultation chez un médecin, une hospitalisation ou des soins après un accident, dans les mêmes conditions que les résidents locaux. Toutefois, il est important de noter que cette couverture ne s'étend pas aux soins programmés, aux soins dans des établissements privés ou aux frais de transport médical.
Si un retraité ou un vacancier prévoit de partir pour un séjour prolongé à l’étranger, il est recommandé de vérifier régulièrement ses droits à la sécurité sociale, surtout si son statut de résident ou ses cotisations changent. En effet, bien que la CEAM offre une prise en charge pour les soins urgents, certains frais peuvent ne pas être couverts, notamment ceux liés à des soins non urgents ou des traitements dans des établissements privés. Par exemple, en Espagne, les frais médicaux peuvent être remboursés à 80%, tandis qu'en Belgique, certains soins urgents peuvent être pris en charge à 100%. Cependant, si le retraité se rend dans un établissement privé, il devra probablement avancer les frais, qui ne seront que partiellement remboursés.
Dans certains cas, les frais non remboursés par la CEAM peuvent être élevés, notamment pour des traitements ou des soins dans des cliniques privées. Pour cette raison, il est fortement conseillé aux retraités de souscrire à une assurance santé complémentaire pour l’étranger. Cette couverture supplémentaire peut prendre en charge les frais non remboursés par la CEAM, tels que les dépassements d'honoraires, les soins dans des établissements privés, ainsi que les frais de rapatriement ou de transport médical en cas d'urgence.
Enfin, bien qu’il soit important pour les retraités de veiller à leur couverture santé pendant leurs vacances à l’étranger, il ne faut pas oublier que la retraite elle-même doit être régulièrement suivie. Les cotisations retraite doivent être vérifiées pour garantir que tous les trimestres nécessaires ont été validés et que la pension est correctement calculée. Pour les vacanciers qui passent beaucoup de temps à l'étranger, il est également essentiel de s'assurer que leur statut reste à jour, afin de maintenir leurs droits à la Sécurité sociale et à la retraite. Une bonne gestion de la santé et de la retraite est indispensable pour profiter sereinement de ses voyages et de sa vie après la fin de carrière.
Retraite à l’étranger – formalités à faire en mairie
Si vous résidez plusieurs mois par an à l’étranger pour votre retraite tout en conservant une résidence dans notre commune, vous devez vous interroger sur votre lieu de résidence principale. Il aura une influence sur votre situation fiscale mais aussi sur votre couverture maladie. Pour plus d’informations vous pouvez consulter un site spécialisé comme celui d'International Santé afin d'acquérir une assurance retraité expatrié correspondant à vos besoins.


